La carte de la Route du Thé et des Chevaux

LA CARTE DE LA ROUTE DU THÉ ET DES CHEVAUX

Contrairement à ce qu'on peut croire, la Route du Thé et des Chevaux n'a jamais été une seule et même voie immuable.

Contrairement à ce qu'on peut croire, la Route du Thé et des Chevaux n'a jamais été une seule et même voie immuable : il s'agissait en réalité d'un réseau complexe de sentiers, à l'évolution organique. Cette route n'a jamais suivi de planification solidement établie. Les points d'arrêt constituaient les principaux points de convergence des convois, à commencer par la ville de Pu'er, également point de collecte du thé des montagnes du Xishuangbanna (sur les deux rives du Mékong, à l'extrême sud du Yunnan). Weishan, Dali, Shaxi, Lijiang, Shangri-La (anciennement Gyalthang), Dêqên et Mangkham (Markham), toutes situées au cœur de sites stratégiques ou de riches terres agricoles, constituaient les autres points d'arrêt. La Route du Thé et des Chevaux, parfois matérialisée par une route unique, voire pavée, était plus souvent constituée d'un réseau de sentiers distincts, notamment dans les régions montagneuses, où chaque muletier choisissait sa propre voie à flanc de coteau. De nombreux tronçons de la Route du Thé et des Chevaux ont été assemblés à la manière d'un puzzle au cours des dernières années, permettant aujourd'hui aux cartographes de dresser les grandes lignes de cette route légendaire. 2 000 kilomètres séparent (à vol d'oiseau) les villes des montagnes à thé du sud et Lhassa (voir la vidéo de survol ci-dessus). Cependant, avec sa multitude de détours et son enchevêtrement de sentiers (qui ne seront probablement jamais tous répertoriés), la Route du Thé et des Chevaux dépasse